Eparpillé dans des piles de livres, une tranche ressort parmi tant d'autres. Secondes d'étonnement, je relis, c'est bien ça, mon roman référence-"taquin" en soirée, serait-il enfin pastiché? Le niais Levy c'est enfin fait prendre et quel meilleur titre que "Et si c'était niais?" on compile et combine tout en un, 4 mots, 1 seul sens.
Je me jette, ma main sort cet ouvrage du fatras littéraire devant moi (d'autres beaux objets étaient là dont "L'élégance du hérisson" - ""mais non je déconne"" ça c'est pour le style - je le lierai tout de même...).
Fin première partie. Pas de cliffhanger, je vous conte la seconde.
Le livre en main, la 4ème de couverture me fait prendre chaise après lecture. C'est impossible, ILS SONT TOUS LA, les meilleurs, les cadors, les ultimes de la littérature française. Jardin oublié n'est pas une erreur, il y a juste des limites.
Pascal Fioretto, a du talent, le talent d'un auteur, un vrai, pas celui des "pomponeux" bobo parisiens, il offre un réel voyage, empli d'images toutes aussi délicieuses les unes que les autres. On croit rencontrer le fils littéraire de "La classe américaine" qui aurait forniqué avec le démon des "Guignols de l'Info" (soulagé, je l'avais pensé, puis lu sur le blog par la suite). Il y a là une histoire, une vraie, (relisez bien la "tagline" du titre, "la rentrée littéraire assassinée!"). Des personnages énormes de charisme. Difficile de caricaturer des caricatures, et bien Fioretto a ce talent. C'est subtil, référentiel, malin, vilain, "ça c'est moche" dirait une amie, intelligent, observateur, jouissif. Et pourtant il y a de l'amour dans son livre, tous les auteurs ne sont pas a ranger sur la même étagère (facile? oui, je sais, mais bon je ne suis pas auteur...) Les premiers de la classe restent cependant Levy, Gavalda, BHL, Angot, Werber et Grangé.
Fioretto n'a pas que la plume il a l'oeil. Double talent, double observation, quadruple résultat. Il réussit à parodier les auteurs à travers les personnages qu'ils représentent tout en gardant leur propre style par chapitre (Mention spéciale Levy et Gavalda, BHL).
Je n'ai pu retenir mon modeste écrit, à la moitié du dernier chapitre, je me pousse à l'écriture de ce petit texte tant le parcours de ces lignes m'a fait sourire, rire, dans le métro (moi "zaussi"), j'ai du même me libérer vocalement certaines fois formant ainsi sur moi une nuée de regards curieux de ma lecture durant certains trajets (maudite vie parisienne), certains lisaient même le titre. Un futur achat ? je l'espère pour eux. Petite note, ce matin une demoiselle "blondissinéé" lisait à côté de moi le dernier Levy (encore lui vous diriez, je n'y peux rien, simple hasard). Je rie, elle regarde, je rie cette fois mais non de l'écrit, plutôt de l'action. Elle savait ? je ne sais pas, j'espère. En tout cas j'ai mis la 4ème en évidence. J'aurais aimé faire un texte mélangeant tous les styles de ce même livre, impossible, trop de travail ce qui met encore en relief l'énorme "boulot" de Pascal Fioretto qui doit décidément beaucoup aimer la littérature. Il souligne plusieurs choses. Le fait que la plupart des "gens" dit auteurs sont plutôt usurpateurs de redites littéraires et de formes, il nous dit également que, non, tout le monde ne pouvait pas écrire un tel ouvrage car il y a un vrai travail de lecture et décortication des oeuvres originales et pour certaines d'entre elles, c'est une tâche Homérique. En somme je n'ai pu freiner mes mots mais ce livre, léger certes, mais plein d'humour ne pourra vous faire qu'adorer les moments passer à le lire et le relire (chose peu courante). Et penser, quelque part. Penser également à la consommation de masse littéraire "tendance" et au travail mafieux des "gros" éditeurs, à ma connaissance, Pascal F., lui, n'a pas eu de Tribune télé ou média qui vaille le talent de son auteur.
P.S: je ne suis ni auteur. Attaques des éditeurs en tout bien tou..............
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